mardi 8 janvier 2013

La peinture de la nouvelle année


Après une looongue absence, me voilà de nouveau parmi vous. Ayant survécu à la fin du monde et aux fêtes de fin d’année, j’ai le plaisir de remettre ce blog à jour. Parmi mes bonnes résolutions j’ai bien sûr celle d’y ajouter du contenu régulièrement, mais malheureusement comme toutes les bonnes résolutions celle-ci a de fortes chances de finir aux oubliettes…
Mais ne commençons pas l’année par des sujets qui fâchent. Pour fêter la nouvelle année, je me fends d’un long article consacré aux joies de la peinture, qui est, après les phasmes, ma seconde passion.

 Aujourd’hui, je vous propose de suivre les différentes étapes de la réalisation d’une illustration. Tout le monde a sa façon de procéder, voici la mienne.
Tout d’abord, il me faut une idée précise de ce que je vais peindre. J’ai beaucoup de mal à improviser et ceux qui connaissent un peu l’aquarelle savent que ce n’est pas le médium le plus facile pour faire des retouches.


                         Le plus souvent, je dessine un truc dans l’un de mes nombreux carnets à croquis qui trainent partout chez moi et que je ne finis jamais. Après avoir dessiné la chose, je me rends compte que ce n’est pas trop moche donc je me dis que je pourrai le mettre en couleur.
 
Souvent aussi, il faut que je le redessine en plus grand et là c’est l’horreur : le gribouillis d’origine paraît toujours plus beau que sa version propre et agrandie. Bon, ici ça va parce que j’ai dessiné au stylo mais au crayon il y a toujours des traits qui partent partout et c’est coton pour arranger ça.

En attendant, j’essaie de penser aux couleurs que je vais mettre et là aussi c’est assez compliqué. J’ai plutôt du mal avec les concepts de couleurs complémentaires, de cercle chromatique etc… (je préfère arrêter là mon énumération de tout ce que je ne comprends pas). J’utilise à peu près les mêmes couleurs, mes chouchoutes, les plus vives possibles bien entendu. J’avoue que j’ai une prédilection pour le vert. Mais depuis quelques temps (maturité ?)  je préfère faire des essais. Ce qui ne sert pas à grand-chose étant donné que jusqu’à présent j’ai toujours reprit les couleurs de mes essais.


                     Après l’essai couleur, je dessine au propre sur ma feuille à aquarelle et je me lance. En général, ça me prend bien trois-quatre jour car j’y vais mollo : je pose une première couleur et j’attends que ça sèche complétement pour passer à la suivante et ainsi de suite. Ces longs intervalles me permettent de faire diverses choses à côté comme lire, discuter sur facebook, aller aux toilettes ou, soyons fous, de finir un travail déjà entamé.
Parfois, quand je reviens sur ma feuille, je me rends compte avec horreur que la couleur a bavé ou a fait une auréole et j’essaie de rattraper ça (bon, la plupart du temps j’aggrave le problème). Ensuite, je remets quelques touches par-ci par-là pour faire les ombres et je laisse reposer. Le lendemain matin, je regarde ce que ça donne et si ça n’a pas bougé, je considère l’aquarelle comme finie. Je dis ça, mais pour moi c’est vraiment le plus dur d’être capable d’arrêter de peindre.

                         
                                   Quand je dis trois-quatre jours c’est une moyenne. J’ai mis une semaine pour peindre celle que vous voyez (cela dit, je n’ai pas bossé dessus huit heures par jours pendant tous les jours).
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire